Claudio Alvarado

Au sommet du monde

14 janvier 2020

Les spécialistes du terrassement Movitec testent le PowerROC T25 DC dans les conditions les plus difficiles imaginables : la construction d'une route jusqu'à l'observatoire le plus haut du monde.

Lors de la visite de Mining & Construction, 70 % du travail est réalisé sur la route, qui doit être suffisamment large et lisse pour transporter un miroir parfait de sept mètres de diamètre jusqu'au sommet de la montagne Chajnantor, située dans le nord du Chili, à plus de 5 600 mètres d'altitude.

 

L'observatoire financé par l'Université de Tokyo dans l'Atacama offrira un jour des vues incomparables sur l'univers, qui pourraient aider à déterminer son âge. Selon le conducteur de travaux Claudio Alvarado, les principaux défis auxquels l'équipe de construction de la route est confrontée sont le manque d'oxygène et les conditions météorologiques extrêmes à de telles altitudes.

 

Le mal des montagnes peut provoquer des maux de tête, des vomissements et, dans des cas extrêmes, des œdèmes pulmonaires potentiellement mortels. Même un bref évanouissement peut être mortel en montagne. Chaque employé doit porter son propre approvisionnement en oxygène et se soumettre à plusieurs contrôles médicaux quotidiens auprès de l'infirmier sur site. La haute altitude est également synonyme de conditions météorologiques extrêmes. La nuit, les températures sont si basses que des chauffages doivent être utilisés pour empêcher les liquides de geler. L'hiver dernier, le projet a dû être suspendu pendant six semaines en raison des fortes chutes de neige.

En janvier, la société Movitec s'est procuré un PowerROC T25 DC Epiroc pour l'aider à s'adapter à la géologie difficile de la montagne.

PowerROC T25 DC dans le nord du Chili

Quel est le rôle du PowerROC T25 DC dans le projet ?

« Nous devons retirer beaucoup de gros rochers. Cependant, nous ne pouvons pas utiliser d'explosifs, car nous sommes situés dans une zone astronomique et toute déflagration pourrait affecter le fonctionnement des 66 télescopes de l'ALMA (Atacama Large Millimeter Array), qui se trouvent à moins de dix kilomètres. C'est pourquoi nous utilisons la technologie de dynamitage au plasma. Le PowerROC perce un trou de 51 millimètres jusqu'à deux mètres dans la roche, puis de l'eau est injectée dans ce trou. Lorsqu'une charge électrique pulsée est appliquée, la roche se brise en minuscules morceaux. »

 

Quelle a été votre expérience avec le PowerROC ?

« La machine fonctionne en montagne depuis environ deux mois. Elle a très bien fonctionné, mieux que prévu. Nous sommes donc très satisfaits du fonctionnement de l'équipement au cours du projet. La nuit, les températures peuvent descendre entre quinze et vingt degrés Celsius en dessous de zéro. Les liquides hydrauliques et les carburants peuvent geler et rendre le démarrage de l'équipement très difficile le matin. Mais, grâce au PowerROC, nous n'avons eu aucun problème de gel des liquides ou de démarrage matinal. Le fonctionnement en altitude n'a pas généré de perte de pression non plus. »

 

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez améliorer ?

« Le bras pourrait peut-être être plus long ou plus souple, ce qui pourrait aider sur le terrain complexe de ces montagnes. »

[Sur place : Chili]

La route menant à l'observatoire de l'université de Tokyo dans l'Atacama, qui sera construite sur le mont Chajnantor dans le nord du Chili, doit être suffisamment large et lisse pour transporter un miroir parfait de sept mètres de diamètre.

PowerROC T25 DC

Principaux avantages :

  • Puissance et taux de pénétration exceptionnels
  • Commande hydraulique directe simple
  • Maniabilité exceptionnelle, même sur terrain accidenté
  • Moins de pièces électriques pour une fiabilité accrue

Méthode de forage : marteau hors trou
Diamètre du trou : de 51 mm à 89 mm
Profondeur de trou maximale : 18,3 mètres

International Génie civil PowerROC T25 DC Division Surface and Exploration Drilling Témoignage client 2020